Edmond Dubois-Crancé
1747 - 1844
Un constituant dans une famille royaliste

Dubois Crancé est le personnage central debout sur une chaise
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DUBOIS DE CRANCÉ (Edmond - Louis - Alexis) né à Charlevillele 24 octobre 1747. Destiné à la carrière des armes, il entra dans les mousquetaires, et par- vint au grade de lieutenant des maréchaux de France. En 1789, il fut nommé député du tiers- état du bailliage de Vitry aux Etats - généraux. H s'y prononça énergiquement pour la cause de la Révolution, appuya l'organisation de la garde nationale, et présenta, au nom du comité militaire, un rapport sur le recrutement de l'armée, où se trouve la première idée de la conscription, mise depuis en vigueur sous l'Empire avec des modifications. Dubois de Crancé vota constamment avec l'extrême gauche. Après la session, il fut nommé maréchal - de - camp, et refusa de servir sous les ordres de Lafayette. Au mois de septembre 1792, le département des Ardennes l'envoya siéger à la Convention. Il s'y fit remarquer par la violence de ses opinions démocratiques, parut plusieurs fois à la tribune lors du procès du roi, rejeta l'appel au peuple, et s'écria, dans la délibération sur l'appli- cation de la peine : « que Louis périsse ! Disons « ensuite au peuple : faites voler nos têtes sur l'échafaud. Nous rendons grâce aux dieux, nous « avons vengé la patrie. » Au 31 mai, il appuya la proscription des Girondins, et fut choisi quelque temps après pour aller réduire la ville de Lyon. Après le 9 thermidor, Dubois de Crancé poursuivit les républicains ou fédéralistes avec une violence égale à celle qu'il avait montrée contre le roi. Il fit partie du conseil des Cinq - Cents. Le Directoire le nomma inspecteur - général et ministre de la Guerre peu de temps avant le 18 brumaire. Il prit parti contre Bonaparte, et lorsqu'il se présenta devant lui pour prendre ses ordres, le nouveau Consul se contenta de lui dire : « Je croyais que vous m'apportiez votre portefeuille. » |